Au cœur de l’actualité des derniers mois, la solidité des banques françaises provoque désormais de plus en plus d’inquiétudes. Quelles seraient les conséquences sur vos placements si votre établissement bancaire faisait faillite ?
Alors que les Européens se trouvent incapables de s’entendre sur l’établissement d’un plan d’aide à la Grèce. Les tensions financières en Europe sont de plus en plus palpables. Pour Denis Kessler, ancien vise président du patronat français « l’explosion de la zone euro n’est désormais plus impossible ». Après nombre de mauvaises nouvelles et de déclarations sur la nécessaire recapitalisation et l’insuffisance des ratios de liquidités des banques, les assurances sur le défaut de paiement ont été massivement souscrits. Le gouverneur de la Banque de France a même été obligé d’intervenir pour soutenir que les banques françaises pouvaient encore faire face à n’importe quelle situation. Il est donc désormais légitime de s’interroger de se demander quelles seraient les conséquences d’une faillite d’un établissement sur ses propres placements.
Pour ceux qui ont joué en bourse dans le secteur bancaire, le risque est maximal. En effet ceux qui détiennent en direct sur leur compte-titres ou dans leur PEA des titres Crédit Agricole, Société Générale, Natixis, BNP Paribas savent à quoi s’en tenir et n’ont plus que comme seule solution, attendre. La faillite d’un des établissements cités mettrait la ligne d’actions de celui-ci à zéro.
Ensuite, tous les produits financiers qui sont soumis au risque de défaut de l’émetteur (incapacité totale ou partielle de celui-ci à honorer ses engagements) sont évidemment en risque. On peut ici citer les obligations émises par les établissements financiers, les certificats (produits financiers qui permettent de jouer à la hausse ou à la baisse une action), les warrants (instrument qui donne le droit d’acheter ou de vendre une action, un indice…) et plus généralement tous les produits « structurés » (qui combinent plusieurs produits financiers). Le risque est donc ici élevé.
En revanche, il est bon de savoir que les fonds ou Sicav vendus par votre banque sont en risque limité. En effet, la banque n’est que dépositaire des titres qui vous appartiennent et dont elle s’occupe pour votre compte client. Elle vous les restituera donc sauf si il s’agit de fonds garantis pour lesquels la banque avait pris des engagements de remboursement de capital qu’elle n’est plus en mesure de tenir. Les contreparties ne sont plus obligatoirement assurées. Le risque reste ici faible.
Si les trackers de réplication ne font que refléter la performance d’un panier d’actions et fonctionnes comme des fonds courant seulement le risque du marché, il n’en est pas de même pour les trackers synthétiques qui eux, utilisent des options pour lesquelles les risques de contrepartie sont réellement importants. Le risque reste donc variable.
Bien sûr, vous bénéficiez d’une garantie de 100 000 euros par déposant et par établissement sur vos comptes à terme et vos dépôts. Il ne faut cependant pas que deux établissements bancaires fassent faillite en même temps. Le Fonds de garantie des banques ne dispose que de moyens limités.










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