DOSSIERS CREDIT

Le surrendettement

Selon l’OCDE, en 2005, la dette des ménages français représentait 89% de leurs revenus disponibles annuels (contre 66% en 1995). En comparaison avec ses voisins européens, la France fait, malgré tout, figure de bon élève : le Danemark et les Pays-Bas atteignent un niveau d’endettement qui représente respectivement 260% et 246% de leurs revenus disponibles. Malheureusement, les tendances  - accélérées par la crise des subprimes et celle de l’immobilier – se creusent : les Espagnols ont ainsi doublé leur niveau d’endettement en 10 ans. En France, en juin 2009, cet endettement représentait 51% du PIB, contre 49% en 2008 et ce chiffre est malheureusement en constante augmentation.

Aujourd’hui, il existe deux types d’endettement : celui qui consiste à investir (achat d’une maison à credit, par exemple), nécessaire au développement de l’économie et celui qui sert à consommer. Ce dernier, plus contestable, est également plus difficile à rembourser car il suppose généralement que les personnes incriminées vivent au-dessus de leurs moyens : une situation qui ne trouve de dénouement positif que si les revenus augmentent.

Au centre des causes avancées du surendettement des Français : le crédit renouvelable. Sa souscription implique une mise à disposition d’argent pour que l’emprunteur puisse effectuer des achats de toutes natures. La particularité de cette réserve d’argent réside dans la capacité de pouvoir être reconstituée, au fur et à mesure du remboursement du crédit.

Actuellement, selon le ministre de l’Economie, Christine Lagarde, 9 millions de ménages ont recours au crédit renouvelable, ce qui assure 40% du chiffre d’affaires des entreprises de vente par correspondance.  Ce type de crédit, sans échéancier de remboursement, et avec un taux d’intérêt proche du taux d’usure ( 20,7% ), est tout autant  attractif que pervers.  Les associations de consommateurs, même si elles ne recommandent pas sa suppression, demandent, entre autres choses, un plafonnement des montants, une réduction du taux d’intérêts, une dissociation des cartes de crédit et des cartes de fidélités, des enseignements, etc. Parallèlement, le médiateur de la République demande que ces crédits ne puissent plus être reconduits tacitement tous les ans, comme c’est le cas aujourd’hui.

Face à la société de consommation actuelle et le pouvoir d’attraction des solutions de financement offertes, aussi bien par les banques en ligne que par les banques traditionnelles, il est impératif de rester très vigilant pour ne pas vivre sa vie à crédit !

Soigner votre côte de crédit

La côte de crédit est l’étalonnage qui permet d'établir la crédibilité financière d'un client. Elle dépend, en premier lieu, des habitudes de remboursement. Réalisée par des agences d’évaluation de crédit, la liste des impayés et des retards de paiements constitue, entre autres, le dossier de solvabilité du client.

Au-delà des bienfaits évidents à être un bon emprunteur pour soigner sa côte de crédit, vous pouvez également l’améliorer en payant plus rapidement les échéances, en « s’associant », lors de la signature, avec un client qui a de bons antécédents, en évitant les prêts de consolidation de dette et les multiples demandes de crédit à courts termes, etc.

Le calcul de la côte de crédit est composé, pour 35%, des historiques de paiements, pour 30%, des sommes dues, pour 15%, de la durée du crédit, pour 10%, du nouveau crédit et des enquêtes sur des crédits récents et enfin pour 10%, du type de crédit utilisé.

Non seulement, pour les banques en ligne ou les banques traditionnelles,  la côte de crédit vous qualifie, mais plus son score est important, plus les taux des crédits que l’on vous proposera seront intéressants.

Le surendettement n’est pas une fatalité, mais il frappe vite à la porte quand l’endettement n’est plus concrètement et psychologiquement maîtrisé.