DOSSIERS BANQUE

Chèques contre cartes

Les chèques : une utilisation très française en diminution

Facile et rapide, le chèque est une solution souvent privilégiée face à l’argent liquide. Il représente également un moyen sûr : en cas de vol, une simple opposition de paiement enraye la machine et bloque toute tentative d’utilisation du chéquier.  En outre, son utilisation, très répandue à l’échelle internationale, est un argument de poids pour convaincre les usagers de son utilité.
Selon une étude concernant les moyens de paiement, menée par ACI WorldWide, les Français sont les « rois du chèque ». Plus de la moitié de l’ensemble des transactions par chèque en Europe de l’Ouest est réalisée par la France. Deuxième à l’échelle mondiale, derrière les Etats-Unis et devant le Brésil, près de 2,9 milliards de chèques ont été émis en France en 2009.
Cependant, l’étude révèle également la progression rapide des paiements électroniques avec une croissance de plus de 50% sur cinq ans. Désormais, les chèques représentent moins de 22% des opérations de paiement (2008) alors qu’ils étaient à 50% en 1998 et à 70% en 1984. Constat identique à l’échelle européenne où ces transactions baissent en moyenne de 5% depuis 2000, pour atteindre 7,7% en 2008.

Le transfert du chèque vers la carte

Mise en application en 1967, la carte bancaire a progressivement pris sa place dans la vie quotidienne des Français. Véritable révolution avec les retraits d'espèces sur automates ou aux guichets ou les paiements à distance, il fallait encore optimiser la qualité de ses services, sa fabrication et sa sécurité pour fiabiliser au maximum son usage. Une dizaine d’années plus tard, la carte à puce améliore notablement la prestation avec l’agrandissement des réseaux, l’interbancarité et l’internationalisation des échanges bancaires.
Ainsi, en 2003, le nombre de paiements par cartes bancaires dépassait les opérations effectuées par chèques. En 2004, c’était aux virements et aux prélèvements de suivre cette tendance. Aujourd’hui, l’utilisation des paiements électroniques est privilégiée pour la majorité des transactions usuelles.  
L’avènement de l’Internet et de la téléphonie mobile a accéléré cette tendance : « dans le monde entier, les paiements électroniques représentent une opportunité de croissance importante pour les banques » (Jeffrey Hale, responsable marketing chez ACI).

La carte dématérialisée : l’avenir est numérique

Face aux diverses informations que recueillent les établissements bancaires, il leur semble primordial de répondre à trois questions fondamentales : la sécurité, la protection des données et l’interopérabilité, sans oublier  les nouveaux besoins générés par l’Internet. Ayant perçu  ces réalités et tendances depuis plusieurs  années déjà, des solutions  émergent :

  • Depuis 1995, la norme EMV - Europay Mastercard Visa – est le nouveau standard international de sécurité, mis en place pour réduire la fraude et offrir des services interopérables.
  • La carte « sans contact », en circulation depuis 1997, possède deux puces : la première pour les transactions traditionnelles comme les retraits dans les automates ou les terminaux et la seconde pour être en mesure de passer sa carte au-dessus du lecteur, à l’image de certains badges d'accès.
  • Le développement d’initiatives comme le déploiement du SEPA qui harmonise et sécurise les flux numériques au sein d’une zone géographique définie.
  • Le développement du « Paypal » qui suppose que demain, un payeur pourra devenir un marchand et donc un collecteur de paiements potentiels.

Autant d’éléments qui prouvent que toutes les banques – banques en ligne ou banques traditionnelles – ont déjà anticipé l’avenir et le phénomène de dématérialisation, pour ne pas passer à côté de ce marché, a priori très lucratif.

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